Walk on the Wild Side (coup de gueule)

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Aujourd’hui je ne vais pas vous parler de paillettes, de chaussures ou de talons hauts mais plutôt de celles qui les portent, parfois… souvent : les filles ou de joie ou prostituées.

La prostitution c’est un sujet délicat avec une forte odeur de soufre, ou de souffrance. Elle rime souvent avec «bas-fonds  et misère mais parfois aussi avec luxe et luxure.

La prostitution est une abjection quand elle est subie mais qu’en est-il lorsqu’elle est voulue ?

Voulue, souhaitée, désirée, ces mots ont du mal à se frotter aux cuisses des belles qui arpentent fièrement les trottoirs, et pourtant certaines les revendiquent tout comme celles qui vendent leurs corps devant une caméra.

Alors pourquoi les unes seraient considérées comme des victimes, et les autres comme des stars à la sexualité affirmée, alors que dans les deux cas il y a vente de service sexuel ?

Si je pose cette question, c’est que j’ai été irritée, choquée, outrée par certaines réactions au projet de loi sur la pénalisation des clients de la prostitution. Je ne parlerai même pas du magazine Causette  et du manifeste des 343 salauds qui ont déjà fait beaucoup trop de pub à leurs auteurs mais d’autres réactions, plus pernicieuses car sensées être compatissantes.

Le 25 octobre dernier,  j’écoutais l’émission « Service public » sur France Inter consacrée à la proposition de loi visant à pénaliser les clients de la prostitution, qui va être votée d’ici la fin de la semaine et que vous pouvez réécouter ici

Et là, mon sang n’a fait qu’un tour en entendant les propos de la féministe invitée : Anne-Cécile Mailfert, porte-parole d’Osez le féminisme, une des associations du collectif « Abolition 2012 ».

Avant de vous expliquer pourquoi, une petite mise au point s’impose :

Je ne suis absolument pas contre le féminisme, bien au contraire, et je bénie les celles qui m’ont permis de voter, de travailler, d’avorter, d’avoir des orgasmes sans tomber enceinte, et qui se battent aujourd’hui pour l’égalité des droits entre hommes et femmes et contre toute forme de violence à l’encontre des femmes.

De ce fait, je m’insurge aussi contre la prostitution lorsque celle-ci est subie, ce qui veut dire aussi que je respecte le droit des femmes (et des hommes bien sûr) à disposer de leur corps comme ils/elles l’entendent.

Les propos de cette « féministe » m’ont d’abord irritée, tant ils étaient manichéens, donc sans nuances, partant du postulat que la prostitution c’est l’avilissement de la femme au profit d’hommes incapables de maîtriser leurs pulsions sexuelles.

Mais ce qui m’a fait surtout bondir, c’est sa réaction après l’écoute d’une prostituée racontant qu’elle faisait ce métier par choix mais dans des conditions difficiles, qui empireraient si ce projet de loi passait. Telle un politicien aguerri, A.C. Mailfert a éludé les questions et déformé les propos de la prostituée pour continuer à asséner son petit discours de militante. Ce qui est choquant c’est surtout cette façon de ne pas écouter la principale intéressée. En voulant la sortir de sa condition sans entendre ce qu’elle a dire, elle l’y renvoie encore plus bas. Ne pas écouter quelqu’un c’est la forme la plus grande de mépris. Mépris qui fait écho à celui de l’Etat, qui les tolère, encaisse leurs impôts mais ne fait rien pour améliorer leurs conditions, se réfugiant derrière une morale de pacotille.

A ce titre je vous invite à lire ceci qui résume bien toute l’hypocrisie de cette loi et le fait que les féministes feraient bien d’aller voir sur le terrain ce qui se passe avant de se positionner de manière si radicale.

Moi qui me suis sentie toujours sentie profondément féministe, je ne me reconnais pas dans ce féminisme-là qui décide pour ses sœurs de ce qui est bien ou mal sous prétexte de les protéger et  je ne peux y adhérer.

Un article : quelques tableaux…


Au mois de juillet dernier, j’ai eu droit à un article dans l’"Hérault juridique et économique" pour un numéro spécial "Expositions de l’été : Notre sélection".
J’étais très fière de me retrouver au milieu de Paul Signac, Gustave Moreau, Albert Gleizes, Vladimir Skoda et bien d’autres… et si je le partage avec vous aujourd’hui, c’est pour que vous découvriez un peu mon travail. Et oui, mon univers ne se limite pas aux chaussures même si elles sont présentes dans certains tableaux ^^

Annabelle Vauvrecy L'Hérault juridique et économique

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Un blog, de l’eau, de l’air… la vie !!!

Désolée de vous déranger entre deux plongeons, vous qui goûtez sûrement les joies de l’eau pour vous rafraîchir ou vous déshydrater pendant que plus d’un milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Rassurez-vous, loin de moi l’idée de vous culpabiliser, moi qui détruit les nappes phréatiques à coup de chasses d’eau intempestives (oui je suis une pisseuse ).

Du coup, nous pouvons déculpabiliser ensemble grâce à mon amie Lola Sample et à son super blog Happy beauty corner, qui m’a fait découvrir cette belle initiative à laquelle je vous invite à participer vivement. Pour cela, rien de plus simple : rendez-vous sur le site de l’association 1001 fontaines ici, écrivez un article dans votre blog expliquant votre démarche, puis envoyez le lien à  1001fontaines@nmmedical.fr. Pour finir, téléchargez téléchargez ce badge ou un des 8 autres proposés pour l’insérer dans votre blog ou site. Suite à ça, NM médical fera un don à 1001 fontaines.

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1 badge placé sur votre blog = de l’eau saine pour 1 enfant pendant 1 an. Cette opération est proposée par NM Médical en partenariat avec 1001 fontaines pour donner la possibilité aux populations qui manquent d’eau de produire par elles-mêmes l’eau de boisson à partir de l’eau de surface. L’ambition du projet n’est pas simplement d’apporter clé en main un outil, une solution à tel ou tel village, mais bien de créer, à partir d’une expérience de terrain, une approche applicable à grande échelle et dans de nombreux pays.

Plus il y aura de blogs qui participeront à l’opération et plus cette initiative pourra se développer à grande échelle et à d’autres pays, où l’accès à l’eau saine est encore rare comme en Inde ou au Bengladesh.

 

Donc non seulement on déculpabilise en faisant  un petit geste simple et rapide, mais en plus, ça n’entame même pas le budget chaussures.

Alors, profitez bien de vos vacances si vous y êtes encore, et sinon, du soleil, des mijitos, des gougounes et de l’eau car c’est précieux !

 

J’irai cracher sur vos tongs !

tongs Annabelle Vauvrecy Ah non alors !!!

La tong est à l’été ce que le pastis est à l’apéro : un incontournable !  Même si, comme moi, on ne l’aime pas (le pastis bien sûr). Et si ma comparaison se base sur un alcool populaire, ce n’est pas sans raison car la tong côtoie parfois bermudas et bob Ricard dans les campings des flots bleus  au rythme du dernier tube de David Guetta.

Pourtant la tong n’a pas toujours fait partie de la panoplie du bof en vacances, puisque elle existe depuis que les Égyptiens,  qui en avaient marre de se cramer les pieds sur le sable, l’ont inventée (mais peut-être y avait-il déjà  des bofs chez les Égyptiens ???). En fibre de papyrus  (notez le côté ecofriendly de Égyptiens quand même), elle fut dorée à l’or fin par les Romains (là vous aurez bien sûr relevé leur côté bling-bling), tandis que les Perses et les Indiens la sculptèrent en bois (là c’est le côté qui fait mal). On la retrouvera bien sûr au Japon, appelée  « zori », puis « ghetta » ou  « geta » (et non, ce n’est pas le Guetta des flots bleus)  portée par de sublimes Geisha et pouvant mesurer jusqu’à 10 cm de haut.

Ce sont les soldats américains qui baptisèrent  les chaussures des paysans vietnamiens « thong » -« lanière » en anglais- même si aujourd’hui ils les appellent « flip-flop » en raison du léger bruit qu’elles émettent à chaque pas.  Surnommée « gougoune » en québéquois ou  « slache » en belge, la tong fut adoptée par les brésilien dès 1920. Entre relents de pauvreté et parfums d’élégance, la tong a gardé la senteur des vacances et la saveur de la liberté.

La tong , c’est juste ces deux lanières qui se retrouvent entre deux orteils,  une bride de plus et elle se métamorphose en sandale, et là ça sent déjà moins la crème solaire, les coquillages et le crustacé. La tong est faite pour être jetée d’un coup de pied au bout de votre serviette (ou de votre chambre quand vous rentrez bourré). Elle ne permet pas de courir, la tong est donc un accessoire qui aime la fainéantise et la nonchalance, le pastis, mais aussi le vin blanc car ça fait plus chic. Car oui, la tong est follement chic, surtout quand elle vous évite de coincer les talons de vos stilettos sur les plancher des paillotes en bois. Et comme le plastique c’est chic, mais pas noble, elle se paye même le luxe d’être trendy quelle que soit la matière qui la compose. La marque Chipkos a même crée une paire en 2011, peinte à la main par David Palmer, valant la modique somme de 18000 $, mais, pour chaque paire achetée, elle s’engageait à acheter un hectare de forêt amazonienne pour la protéger ( !!!) Ecolo la tong ???

Dans tous les cas, Gougoune est cool et chic, donc lâchez-vous les doigts de pieds et vous vous sentirez déjà en vacances :)

Havaianas : The référence ! Perso, je veux toutes celles là :27.90 929066_1 tongs havaianas929097_1

27,90€ aux galeries Lafayette

Celles-ci aussi me tentent bien :

tongs Annabelle Vauvrecy

59,90€ Collection exclusive

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34,90€

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et toujours les slims 20€

On reste au pays de la tong avec les Ipanema :

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En vrac :

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Vans 11,90€

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Little Marcel Enfant 25,99€

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Lonsdale 14,99€

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Adidas 14€

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Neo Tribe 18€

Burberry 150€

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Juicy Couture 90€

Antik Batik 150€

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Vivienne Westwood 95€

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DSC 110€

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Chanel 150€ environ en solde sur internet

tongs Annabelle Vauvrecy

Louboutin

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Louis Vuitton 450€

Pour les bricoleuses ;)

tongs Annabelle Vauvrecy

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Et pour finir, après l’escarpin en fourrure de Céline, la tong de chez Ugg :

tongs Annabelle Vauvrecy

Ugg 70€

Portraits de chaussures

Doc Marteens

Quand une parisienne s’exporte vers les embruns et les rues pavées de la plus belle des citées corsaires, elle range ses pantoufles de verre dans une valise car jamais elle ne s’en séparera…

Sabine Ducarn, les ressortait parfois, les admirait et alors les souvenirs des moments passés avec remontaient et elle se disait : « Les chaussures, elles vous suivent, elles vous portent, les vies sont gravées dans leur cuir ».

Et pourtant, elles finissent souvent par mourir d’ennui au fond d’un placard alors qu’elles ont tellement à raconter. Plus de place, plus de temps, on zappe, on jette, et ces vestiges de nos vies  terminent dans une benne.

Mais c’est sans compter sur cette magicienne, qui, avec  ses pinceaux et une technique vieille du XVIII è siècle, fait remonter à chaque superposition de glacis (au moins une quinzaine) la mémoire des heureux propriétaires. Car son désir de faire parler ses chaussures a trouvé écho chez Vincent Perez , débarquant pied-nus dans son salon- ( ???) ou chez le chef Olivier Roellinger qui voulait garder une trace des chaussures  avec lesquelles il avait parcouru le monde, ou bien encore avec les talons que portait cette femme le jour où elle a rencontré son mari… Chaussons du petit dernier, palmes cassées, chaussures  de toute une tribu familiale… sont immortalisés à la manière des portraits d’autrefois, sans raideur mais avec toute la noblesse du naturel.

Décoratrice spécialisée dans le trompe- l’œil, il n’y a là aucune duperie, seulement la maîtrise qui donne toute sa force au modèle posé dans cet espace vide. On sort alors du cadre car la charge émotionnelle nous saute aux yeux de manière plus bien réelle qu’une simple photo.

Si on est d’abord frappé par l’hyperréalisme de ces toiles, on se laisse ensuite envouter par ce qu’elles dégagent pour qu’enfin l’imagination puisse faire son œuvre.

Si vous aussi vous souhaitez » portraitiser »  vos chaussures fétiches, vous pouvez retrouver Sabine Ducarn ici ou pour qu’elle les immortalise.

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the symphony of princesses ^^

shoespaillettes bleues

  shoespaillettes

chaussures rouges paillettes

Oui oui oui ça pète, ça brille, et chez moi tout ce qui brille et pétille, part souvent en vrille ! Partant de ce postulat,  je me suis demandée ce qui me poussait à porter des étoiles, fussent-elles de pacotilles.

Nan nan nan, ce n’est pas le syndrome de la princesse, même si Carrie B. n’est pas loin, princesse urbaine mais pas moins désenchantée, avec ces deux paires de Minelli, dont, il est vrai, l’une ressemble « un tantinet » aux Repetto,  connue des dancing puis des fashion’s queens, tout comme ces ballerines achetées quatre sous mais que ne renierait pas Dorothy Gale.

Ce n’est pas pour Mister Big que Carrie porte ses chaussures de princesses, c’est juste pour qu’il sente sa « Smell Of Female ».

Les traductions entre Vénus et Mars étant aussi claires que celles de Google, peut-être qu’une paire de pieds pailletés qui marchent droits, s’enorgueillissent puis se tortillent, seront plus aptes à pénétrer le cerveau reptilien de Chouchou de la Falaise…

Et là je repense à Freud qui affirmait que les pieds étaient « le substitut du phallus de la femme », donc, wouhaaaaaaaa, je devrais faire des étincelles avec !!! Mais Sigmund me fatigue depuis longtemps à voir des ‘stouquettes partout. Alors « Fred », tu n’as pas tort, certes nos instincts nous empêtrent et la séduction n’est jamais loin de nos escarpins, mais pitié, arrête de nous foutre tes serpents de culpabilité entre les pattes, et laisse nous gambader tranquilles avec des paillettes, des semelles rouges ou des talons de 12.