Smell Of Female déménage……………..

 

 

 

/// Non je ne déménage pas et je vais très bien mais le blog lui, a migré vers cette adresse : http://smelloffemale.net/ pour avoir plus de place et se refaire une beauté ^^

Le lifting n’est pas terminé mais l’aventure continue et j’espère que nous retrouverons là-bas…

Je vous embrasse ///

 

 

Annabelle

 

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Fragilité

Annabelle Vauvrecy Smell Of Female

 

 » Fragilité, ton nom est femme ! «  (William Shakespeare – Hamlet)

 

Aaaaaah  oui ???? !!!

Une femme qui chaloupe sur des talons, dégage une impression de force, de sensualité, et un soupçon de fragilité. Pourquoi ? Parce que, perchée ainsi, l’équilibre est précaire. La fragilité n’est pas une faiblesse, c’est juste la possibilité qu’elle en devienne une.

La fragilité n’est pas une tare mais un état de fait, on a tous une part de fragilité en nous, et quiconque marche avec des talons de 12, voire plus, porte en lui la possibilité de se casser la gueule, Frigide Barjot en sait quelque chose.

Bien avant Louboutin, les femmes ont réussi à marcher avec des chaussures improbables telles que les poulaines du Moyen-Age, chaussures dont le bout pointu pouvait aller jusqu’à 50 cm (sachant que la longueur de son bout était proportionnelle au rang social…) qui furent remplacées du XVe au XVIIe siècle par les chopines, ancêtres de nos compensées, pouvant aller jusqu’à 50 cm de haut.

Mais il est vrai que ces must have de l’époque, fort peu pratiques, étaient réservés à une élite.

Au début du XXe siècle, les suffragettes se mirent à pratiquer des activités jusqu’alors masculines sans renier leurs accessoires féminins, comme jouer au tennis avec des chaussures de sport à talons. L’histoire de fait pas cas du nombre d’entorses, puisqu’elles ont fait aussi autre chose que jouer au tennis, comme par exemple se battre pour obtenir le droit de vote.

Aujourd’hui, il y a hélas des femmes devant encore combattre pour le droit de vote, mais aussi pour le droit d’étudier, d’avorter ou simplement de s’habiller comme elles veulent. Il y a aussi des femmes qui bataillent tous les jours pour être de bonnes mères, au top de leur job, et tout ça sans perdre une mèche de séduction. La hauteur du talon n’est plus proportionnelle au rang social mais plutôt au taux de séduction. Et la séduction est une force, celles qui maîtrisent ce pouvoir l’ont bien compris mais attention… Nous sommes quand même censées représenter le sexe faible !

Et notre faiblesse réside justement dans le fait de vouloir être tellement fortes que nous finissons par nous taper tout le boulot !!! Alors si nous voulons un peu d’aide, rendons aux hommes leurs  peaux de bête pour qu’ils puissent aller se frapper la poitrine en hurlant. Faire croire à l’autre qu’il est le plus fort, n’est-ce pas là la véritable force ???

La fragilité est un moyen de montrer son humanité et de créer du lien, entrainant souvent plus de solidarité. Pourtant elle est souvent perçue comme un signe de faiblesse, rarement toléré chez les hommes.
Pas de soucis les copines, faisons fi de ces postulats archaïques et laissons-les mesurer qui a la plus grosse pendant que nous gérons, décidons et accouchons dans la douleur. Ils nous veulent douces et fragiles pour rassurer leur égo de chasseur, et bien laissons leur porter le sac de courses et se planter des clous dans les doigts, en rêvant d’un monde meilleur ou chacun trouverait sa place. Tout ça n’est qu’une question de rôles, alors gardons nos forces pour de vrais combats, ceux qui parlent de droits, de salaires, de liberté… (avec ou sans talons).

 

Rouge

Smell Of Female

 

C’est en faisant mon gros ménage de rentrée que je me suis aperçue que j’avais accumulé une quantité « assez » importante de rouge à lèvres et vernis rouges. Et si j’en ai dans ma garde-robe, je n’avais jamais utilisé cette couleur pour me maquiller.

En me demandant pourquoi, je me suis prise d’intérêt pour elle, alors j’ai eu envie de vous faire partager mes découvertes sur cette couleur passionnante…

 

Savez-vous que les pigments rouges étaient déjà maîtrisés il y a plus de 37000 ans pendant l’ère paléolithique avec nos grands-pères Cro-Magnon et Neandertal, qui enduisaient leurs morts d’ocre rouge ou qui expérimentaient le land-art dans les grottes?

On voit déjà que le rouge fricote avec le mystique, ce qu’il ne cessera de faire en habillant Dieux et clergé pendant l’Antiquité, tout comme on le retrouvera dans le dressing des empereurs, généraux, nobles et praticiens romains tout comme sur Mars, le Dieu de la guerre. Le flamboyant rouge flatte aussi l’orgueil des puissants qui imposent leur suprématie avec éclat.

Mais cette couleur joue de ses nuances et entretient l’ambivalence. Must have des ecclésiastiques au moyen-âge, elle s’invite aussi sur les peintures représentant démons et forces infernales. Au XVIème siècle, la sulfureuse sera chassée des temples par les protestants en référence à la grande prostituée de Babylone. Pourtant, le rouge ne perdra pas son emprise puisque jusqu’au XIXème siècle, elle restera la couleur des mariées car considérée comme féminine.

On retrouve cette ambivalence en Chine, emblème de la dynastie Zhou, le rouge symbolisait le bonheur, la chaleur, la vie, mais aussi, la mort (car vécue comme une renaissance).

Au Japon comme en Chine, le rouge s’accroche aux portes et robes des mariées pour éloigner les démons, tout comme on l’utilise aujourd’hui pour éloigner le danger.

 

Smell Of Female

 

 

STOP

 

 

Avec la plus importante longueur d’onde du spectre visible, le rouge est la couleur qui a le plus d’impact sur nos fonctions physiologiques. On la porte pour être vu, et comme toutes les couleurs, elle envoie un message aux autres comme à nous même.

Au fil des siècles, elle a gardé sa suprématie qui en impose mais toujours avec un côté sombre qui frise le danger et s’acoquine avec l’interdit. Empreinte de luxure, elle est la compagne idéale des lupanars et des fêtes… endiablées !

 

saint_roch

 

 

vin_rouge

 

 

Envoûtant, parfois agressif,  le rouge est l’atout dont se parent les femmes qui assument une séduction directe et sensuelle au point de redevenir un symbole de féminité. Lorsque le mouvement « Mettezdurouge » propose aux hommes de mettre du rouge à lèvre en soutien aux femmes agressées, il utilise un code évident pour frapper les esprits.

 

Smell Of Female

 

 

Rougeflou

 

 

Que dire d’une femme portant des escarpins rouges, sans être fétichiste, comment résister à cette vision ensorcelante qui attise les sens…?

 

Smell Of Female

 

Smell Of Female

 

Sans parler des semelles rouges de Louboutin, qui sont comme une invitation à suivre celles qui les portent (VRAIMENT désolée de ne pas en avoir dans mon placard pour les prendre en photo !).

 

 

Paradoxalement, quand le rouge accepte de se mélanger au blanc virginal, il pointe le bout de son nez mutin…

 

Smell Of Female

 

Toujours prêt à titiller notre imaginaire…

 

pois_rouge

 

 

 

Complice de nos péchés préférés, il joue de son éclat pour nous faire succomber à la gourmandise.

 

Smell Of Female

 

Smell Of Female

 

 

 

Pourtant, il peut aussi se montrer fragile quand il se pose sur des textures délicates.

 

coquelicot

 

Smell Of Female

 


Ou nous replonger en enfance le temps des fêtes de Noël.

 

Smell Of Female

 

 

 

chaperon_rouge

 

 

Ambivalent, conquérant, agressif et transgressif, mais aussi doux, sensuel ou gourmand, le rouge pénètre dans nos inconscients pour nous attirer ou nous repousser. Et la peintre que je suis ne pouvait pas rester insensible à sa vibration.

Je suis sure que vous y êtes sensibles aussi et je serais heureuse de savoir de quelle façon.

C’est à vous…

 

Walk on the Wild Side (coup de gueule)

cendd

Aujourd’hui je ne vais pas vous parler de paillettes, de chaussures ou de talons hauts mais plutôt de celles qui les portent, parfois… souvent : les filles ou de joie ou prostituées.

La prostitution c’est un sujet délicat avec une forte odeur de soufre, ou de souffrance. Elle rime souvent avec «bas-fonds  et misère mais parfois aussi avec luxe et luxure.

La prostitution est une abjection quand elle est subie mais qu’en est-il lorsqu’elle est voulue ?

Voulue, souhaitée, désirée, ces mots ont du mal à se frotter aux cuisses des belles qui arpentent fièrement les trottoirs, et pourtant certaines les revendiquent tout comme celles qui vendent leurs corps devant une caméra.

Alors pourquoi les unes seraient considérées comme des victimes, et les autres comme des stars à la sexualité affirmée, alors que dans les deux cas il y a vente de service sexuel ?

Si je pose cette question, c’est que j’ai été irritée, choquée, outrée par certaines réactions au projet de loi sur la pénalisation des clients de la prostitution. Je ne parlerai même pas du magazine Causette  et du manifeste des 343 salauds qui ont déjà fait beaucoup trop de pub à leurs auteurs mais d’autres réactions, plus pernicieuses car sensées être compatissantes.

Le 25 octobre dernier,  j’écoutais l’émission « Service public » sur France Inter consacrée à la proposition de loi visant à pénaliser les clients de la prostitution, qui va être votée d’ici la fin de la semaine et que vous pouvez réécouter ici

Et là, mon sang n’a fait qu’un tour en entendant les propos de la féministe invitée : Anne-Cécile Mailfert, porte-parole d’Osez le féminisme, une des associations du collectif « Abolition 2012 ».

Avant de vous expliquer pourquoi, une petite mise au point s’impose :

Je ne suis absolument pas contre le féminisme, bien au contraire, et je bénie les celles qui m’ont permis de voter, de travailler, d’avorter, d’avoir des orgasmes sans tomber enceinte, et qui se battent aujourd’hui pour l’égalité des droits entre hommes et femmes et contre toute forme de violence à l’encontre des femmes.

De ce fait, je m’insurge aussi contre la prostitution lorsque celle-ci est subie, ce qui veut dire aussi que je respecte le droit des femmes (et des hommes bien sûr) à disposer de leur corps comme ils/elles l’entendent.

Les propos de cette « féministe » m’ont d’abord irritée, tant ils étaient manichéens, donc sans nuances, partant du postulat que la prostitution c’est l’avilissement de la femme au profit d’hommes incapables de maîtriser leurs pulsions sexuelles.

Mais ce qui m’a fait surtout bondir, c’est sa réaction après l’écoute d’une prostituée racontant qu’elle faisait ce métier par choix mais dans des conditions difficiles, qui empireraient si ce projet de loi passait. Telle un politicien aguerri, A.C. Mailfert a éludé les questions et déformé les propos de la prostituée pour continuer à asséner son petit discours de militante. Ce qui est choquant c’est surtout cette façon de ne pas écouter la principale intéressée. En voulant la sortir de sa condition sans entendre ce qu’elle a dire, elle l’y renvoie encore plus bas. Ne pas écouter quelqu’un c’est la forme la plus grande de mépris. Mépris qui fait écho à celui de l’Etat, qui les tolère, encaisse leurs impôts mais ne fait rien pour améliorer leurs conditions, se réfugiant derrière une morale de pacotille.

A ce titre je vous invite à lire ceci qui résume bien toute l’hypocrisie de cette loi et le fait que les féministes feraient bien d’aller voir sur le terrain ce qui se passe avant de se positionner de manière si radicale.

Moi qui me suis sentie toujours sentie profondément féministe, je ne me reconnais pas dans ce féminisme-là qui décide pour ses sœurs de ce qui est bien ou mal sous prétexte de les protéger et  je ne peux y adhérer.

the symphony of princesses ^^

shoespaillettes bleues

  shoespaillettes

chaussures rouges paillettes

Oui oui oui ça pète, ça brille, et chez moi tout ce qui brille et pétille, part souvent en vrille ! Partant de ce postulat,  je me suis demandée ce qui me poussait à porter des étoiles, fussent-elles de pacotilles.

Nan nan nan, ce n’est pas le syndrome de la princesse, même si Carrie B. n’est pas loin, princesse urbaine mais pas moins désenchantée, avec ces deux paires de Minelli, dont, il est vrai, l’une ressemble « un tantinet » aux Repetto,  connue des dancing puis des fashion’s queens, tout comme ces ballerines achetées quatre sous mais que ne renierait pas Dorothy Gale.

Ce n’est pas pour Mister Big que Carrie porte ses chaussures de princesses, c’est juste pour qu’il sente sa « Smell Of Female ».

Les traductions entre Vénus et Mars étant aussi claires que celles de Google, peut-être qu’une paire de pieds pailletés qui marchent droits, s’enorgueillissent puis se tortillent, seront plus aptes à pénétrer le cerveau reptilien de Chouchou de la Falaise…

Et là je repense à Freud qui affirmait que les pieds étaient « le substitut du phallus de la femme », donc, wouhaaaaaaaa, je devrais faire des étincelles avec !!! Mais Sigmund me fatigue depuis longtemps à voir des ‘stouquettes partout. Alors « Fred », tu n’as pas tort, certes nos instincts nous empêtrent et la séduction n’est jamais loin de nos escarpins, mais pitié, arrête de nous foutre tes serpents de culpabilité entre les pattes, et laisse nous gambader tranquilles avec des paillettes, des semelles rouges ou des talons de 12.

Human Fly

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Quand je les ai découvertes, j’ai cru que j’allais faire trois tours sur moi-même avec pour me retrouver en short bleu étoilé avec bandeau rouge assorti et manchettes dorées, mais… pas que !

C’est un vol de Pégase que je voudrais offrir à mes petons, moins 30% un mois avant Noël, le tapis magique nous attendait pour aller tutoyer les cieux.

C’était hélas son compter mes pieds de tyrannosaure, qui n’ont pas supporté les chaussures de wonder woman et m’ont ramené clopant clopant vers les démons de l’enfeeeeeeeeeeèèèèèèèèèèr !!!

Et oui Mesdames, cette expédition aux étoiles fût une torture…

Mais en arpentant les rues dans l’espoir que ces merveilles s’accommoderaient à mes pieds, je fus tout de même ravie de leur effet dans nos temples favoris. Dans presque tous les magasins de chaussures les vendeuses venaient, un sourire dénué de tout mercantilisme, me demander, OU, j’avais trouvé ces chaussures étoilées. Si je suis préteuse et rendeuse de service, je n’aime pas les copieuses, mais, comme je ne suis pas non plus bêcheuse, j’ai révélé le chemin de la piste aux étoiles : Kookai ! Koukai ! Kookai !

Et si vous aussi ne faites pas partie des princesses aux pieds fins, ou que vous préfériez caresser le sol sur des chemins moins tortueux, je vous livre un autre itinéraire : mes baskets Adidas !

Copinettes de tous les instants, je vous invite à les installer dans votre dressing pour tous les au-cas-où, parce qu’une Smell Of Female ça ne fait pas que rester perchée, ça fait bien d’autres choses, que nous explorerons… peut-être ^^

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